Mon noir
J’ai connu des galères et des pierres
Des morceaux de mon corps qui de mort en vie
Se sont couvert de couleurs et de signes
Jusqu’au moment où tu es arrivée dans ma vie
Alors que j’étais tordu comme un vieux lierre.
Le soleil c’est ouvert d’une fenêtre d’amour
Quand tu as su, pu me donner du courage
Me montrer qu’il n’y avait pas que des nuages et des orages
Quand tu m’as ouverte ton cœur et son jardin secret
Du moins sa beauté et devant moi m’en danser les contours.
Je sais à ce jour que je n’ai plus peur de mon noir
Notre nid c’est habillé de tes parures féminines
Jetant aux orties vieux tee-shirts et vieilles chaussettes
Mettant en piles sauvages les vieux restes d’une vieille vie
Remplacée par tes vêtements élégants et tellement toi
Laissant quelques fois dans le creux de mon oreille des mots d’amour que tu me baragouine.
Je sais maintenant que je n’ai plus peur de mon noir.
Tu tresse dans mon cœur de douces couleurs aux expressions enfantines
Et tu me regarde de tes grands yeux d’enfants toujours sage
Comme si j’étais une apparition divine
Alors que dans mon cœur quand je te vois je suis en nage.
Tu sais tellement bien auprès de moi, dans mes bras être mon adultérine.
Quand le soir se montre et que je suis auprès de toi je n’ai plus peur de mon noir.
Depuis que tu as su poser ton regard sur moi,
Ouvrir mon cœur lourdement verrouillé
J’ai revu à la hausse le bonheur d’être deux
De me nicher dans le creux de ton cou, respirer l’odeur de tes cheveux avec émoi.
Et depuis ce jour-là, maintenant je n’ai plus peur de mon noir.
Je peux te voir du haut de ton manoir
le soir te promener avec ou sans peignoir
et sourire de la beauté de ton cœur
sans avoir peur du soir et même le désirer depuis que je suis avec toi et sans rancœur pour sa sœur jumelle que je nomme « mon noir »