Poésies libres

Mon noir

J’ai connu des galères et des pierres

Des morceaux de mon corps qui de mort en vie

Se sont couvert de couleurs et de signes

Jusqu’au moment où tu es arrivée dans ma vie

Alors que j’étais tordu comme un vieux lierre.

Le soleil c’est ouvert d’une fenêtre d’amour

Quand tu as su, pu me donner du courage

Me montrer qu’il n’y avait pas que des nuages et des orages

Quand tu m’as ouverte ton cœur et son jardin secret

Du moins sa beauté et devant moi m’en danser les contours.

Je sais à ce jour que je n’ai plus peur de mon noir

Notre nid c’est habillé de tes parures féminines

Jetant aux orties vieux tee-shirts et vieilles chaussettes

Mettant en piles sauvages les vieux restes d’une vieille vie

Remplacée par tes vêtements élégants et tellement toi

Laissant quelques fois dans le creux de mon oreille des mots d’amour que tu me baragouine.

Je sais maintenant que je n’ai plus peur de mon noir.

Tu tresse dans mon cœur de douces couleurs aux expressions enfantines

Et tu me regarde de tes grands yeux d’enfants toujours sage

Comme si j’étais une apparition divine

Alors que dans mon cœur quand je te vois je suis en nage.

Tu sais tellement bien auprès de moi, dans mes bras être mon adultérine.

Quand le soir se montre et que je suis auprès de toi je n’ai plus peur de mon noir.

Depuis que tu as su poser ton regard sur moi,

Ouvrir mon cœur lourdement verrouillé

J’ai revu à la hausse le bonheur d’être deux

De me nicher dans le creux de ton cou, respirer l’odeur de tes cheveux avec émoi.

Et depuis ce jour-là, maintenant je n’ai plus peur de mon noir.

Je peux te voir du haut de ton manoir

le soir te promener avec ou sans peignoir

et sourire de la beauté de ton cœur

sans avoir peur du soir et même le désirer depuis que je suis avec toi et sans rancœur pour sa sœur jumelle que je nomme « mon noir »